Un week-end d'entraînement au Rateau

Petit retour sur un week-end d’août…

Certains diraient « pas de neige, pas d’entraînement »… Mais la météo prévoyait un temps magnifique ; et entre les grosses balades à Serre Chevalier et les week-ends farniente à Grasse, il était grand temps de reprendre le chemin des sommets et des courses… L’enneigement nous permettait surtout de faire un sommet d’escalade. Cette année, les glaciers ont particulièrement souffert. Après quelques recherches, Louis a décidé : le Rateau Ouest par le pilier Paquet ! J’ai vérifié le topo, je me suis rendue compte que la course était cotée AD, ce serait mon premier sommet de cette difficulté mais j’ai dit oui ! Rappelons au passage que Maÿlis et Alban se la coulaient douce à Cuba ce week-end là…

Nous sommes donc partis le samedi matin, heureux et avec des sacs bien remplis, direction le refuge de la Selle. Et c’est après quelques minutes de marche que Louis me dit mot pour mot : « il y a quelques années, je suis allé au Rateau avec Maÿlis et Antonin, quand je suis revenu, je me suis quand même dit que je ne remettrai jamais les pieds dans ce Vallon (ndlr : le vallon de la Selle), il est interminable ! ». Bien, cela commençait bien… En effet, après trois longues heures de marche dans le Vallon, nous sommes enfin arrivés au refuge la Selle. Au passage, je tiens à souligner la qualité de ce refuge : tant par la gentillesse des gardiens que par la qualité des petits plats préparés et par la propreté ! Et c’est après le dîner, en regardant la carte, que je me suis rendue compte de ce qui allait m’arriver le lendemain !

En bref, 1h30 d’approche, 1h30 de glacier, 3h d’escalade à plus de 3500m, 20 minutes de pause, 2h30 de descente et de remontée au col de la Lauze, une courte pause imprévue les jambes dans une crevasse, 20 minutes de pause dej', 1h30 de descente au refuge, 30 minutes de pause crêpes et enfin 2h30 de retour au parking…

Bilan de la journée : départ 4h45, retour à la voiture à 18h30 ! C’était époustouflant, le temps était magnifique, nous étions quasiment tous seuls et c’était dur, c’était même très dur, je suis allée puiser assez loin dans les ressources, mais c’était génial ! On repart quand vous voulez !